Anthony Alvarez poursuit chez BLUEMARBLE SS27 une exploration sensible des objets qui traversent les générations, entre jeux de société, pierres précieuses et artisanat du souvenir.

Chez BLUEMARBLE, les objets ne sont jamais vraiment silencieux. Pour le printemps-été 2027, Anthony Alvarez s’intéresse à deux mondes qui semblent d’abord éloignés : les jeux de société et les pierres précieuses. D’un côté, la règle, le hasard, la table autour de laquelle on se retrouve. De l’autre, la matière, le temps, les veines d’une pierre comme autant de traces laissées par ce qui nous précède.

La collection trouve son point d’ancrage dans l’œuvre de Roger Caillois, écrivain et sociologue français fasciné à la fois par les jeux et les minéraux. Chez BLUEMARBLE, cette double obsession devient un langage vestimentaire : les vêtements racontent ce qui se transmet, ce qui s’use, ce qui reste dans les mains après le passage du temps.

Le travail artisanal tient ici une place centrale. Le tailoring se couvre de broderies inspirées de motifs minéraux, les jupes tie-dye accueillent des grilles de jeux brodées, le denim se charge de patchs en velours et de perles qui rappellent les cartes anciennes. Même les détails les plus discrets, comme des boutons métalliques inspirés du Puissance 4 ou des clous en forme de pique, deviennent des signes de jeu, de hasard et de mémoire.

Les matières semblent elles aussi marquées par le temps. Cuir, denim et toile sont lavés, vieillis, patinés, comme des surfaces érodées. Les tons de terre, de pierre, de vert poussiéreux, de bleu minéral et d’argile donnent à l’ensemble une chaleur presque archéologique, réveillée par quelques éclats plus joueurs.

Avec cette collection, BLUEMARBLE ne parle pas seulement de vêtements. La marque imagine un vestiaire comme une partie commencée depuis longtemps, où chaque pièce devient un fragment de récit, un objet à transmettre, une trace que l’on garde sur soi.

















