Avec Dear Ralph, le photographe Elys Berroterán compose un hommage sensible à l’un des imaginaires les plus persistants de la mode américaine. À travers Anselmo Menéndez, silhouette en mouvement dans New York, la série traverse une ville qui fut autant décor que langage pour Ralph Lauren : ses boutiques iconiques, ses cafés, mais aussi des lieux chargés de mémoire visuelle de Bethesda Passage à Central Park comme autant de fragments d’un récit plus vaste.

Né Ralph Lifshitz en 1939 dans le Bronx, Ralph Lauren a construit bien plus qu’une marque : un vocabulaire. Une vision de l’élégance où se rencontrent le sport, la bourgeoisie américaine, l’intimité domestique, le mythe de la côte Est et une certaine idée du désir. Son influence dépasse largement le vêtement : elle s’inscrit dans la culture populaire, dans l’image, dans l’aspiration.

Ici, l’hommage ne cherche pas à reproduire. Il observe, cite, déplace.
Il reprend les codes comme le tailoring, le polo, le câble, le trench, et l’allure pour mieux retrouver ce que Ralph Lauren a toujours su capter : une forme de style qui semble naturelle, presque héritée, comme si elle avait toujours été là.

Dear Ralph n’est donc pas seulement une référence. C’est une lettre visuelle adressée à une certaine idée de l’Amérique, celle du vestiaire comme fiction quotidienne, et de l’élégance comme mémoire vivante.




















Anselmo porte :
Ralph Lauren — Zegna — Dior — Hugo Boss
Crédits – Photographe : Elys Berroteran — Mannequin : Anselmo Menéndez (représenté par Muse New York et Uniko)
