INTUITION : Dre’shawn par Elys Berroterán
INTUITION prend naissance sous le regard du photographe Elys Berroterán, en exclusivité pour Salut les Garçons. Il a choisi d’écouter davantage que de regarder, de ne pas capter seulement des silhouettes, mais de saisir une vibration intime, un murmure qui traverse les corps avant de toucher la pellicule. C’est dans cet espace sensuel, brut, presque secret qui existe entre Dre’shawn et la ville qui l’observe que l’éditorial trouve sa vérité.

New York a cette manière singulière de révéler ceux qui osent l’écouter. Entre ses vents changeants, ses trottoirs brûlants et ses parcs où l’on respire enfin, la ville ouvre des passages invisibles, des couloirs d’intuition où le corps parle avant les mots.

C’est dans cet interstice qu’Elys Berroterán a rencontré Dre’shawn, comme une silhouette apparaissant au loin, guidée par quelque chose de plus instinctif que la pose ou la lumière.

Dans les images, Dre’shawn ne joue pas un rôle : il s’abandonne. Il avance torse nu sur la pierre froide de Central Park, les muscles tendus comme s’ils cherchaient une réponse au silence. I

l marche au milieu des avenues, veste ouverte, laissant le vent écrire son propre chapitre. Il traverse la ville comme on traverse un état d’âme, sûr de sa force, mais profondément sensible au monde qui l’enveloppe.

Les vêtements d’Adrian Alicea et de Romeo Hunte, graphiques, sculpturaux, presque furtifs, deviennent des prolongements de lui-même : un manteau qui ressemble à une armure de douceur, une robe graphique portée comme un manifeste, un pull rayé qui fait résonner une enfance new-yorkaise rêvée. Rien n’est décoratif. Tout est émotion.












Qui est Dre’shawn ?
Dans la vie, Dre’shawn n’a pas besoin de hausser la voix pour exister. Il a ce regard bleu, clair comme une promesse, et cette posture souple de ceux qui ont appris à se réinventer. Né avec une sensibilité à fleur de peau, il avance dans la mode comme dans ses journées : avec une curiosité calme et une volonté d’écouter ce qui se passe en lui.

Son univers est fait de contrastes, force physique et douceur instinctive, détermination et légèreté, retenue et provocation discrète. Il aime les espaces où il peut respirer, les conversations qui n’ont pas besoin d’être longues, l’idée que chaque rencontre peut être un miroir ou un tremplin. Devant l’objectif, il ne « prend » pas la pose : il la devine, la laisse émerger, comme si son corps savait déjà ce qu’il devait raconter.
Dre’shawn porte : Adrian Alicea – Romeo Hunter – Carlos Pineda – Calvin Klein
Crédits : Photographer : Elys Berroterán – Mannequin : Dre’shawn







