La Cage rêve d’errance et d’uniformes pour âmes vagabondes

La Cage rêve d’errance et d’uniformes pour âmes vagabondes : pour son Printemps/Été 2026, le label fondé par Victoria Baia et Victor Koehler embarque dans un road movie imaginaire à travers la Californie solaire des années 60.

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La collection, baptisée The Lost Songs, s’inspire de l’aura insaisissable d’Eden Ahbez, musicien et poète dont la silhouette proto-hippie hante encore les pentes de Hollywood, quelque part sous ce « L » monumental, écrasé par un soleil blanc.

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Ce nouvel opus est moins une collection qu’un film sans caméra, un docu-fiction textile où chaque pièce raconte le parcours d’un Wanderer qui se serait dissous dans l’horizon.

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Les créateurs de LA CAGE s’emparent de la figure d’Ahbez, enfant scout un jour, chanteur vagabond le lendemain, éternel chercheur de chance dont les costumes se chargent de talismans, de porte-bonheurs glanés au fil des rencontres. Ici, la garde-robe devient carnet de voyage : tunique d’inspiration indienne, veste de parade patinée comme une relique, chemises brodées des souvenirs qu’on invente pour mieux s’égarer.

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Toujours espiègle, LA CAGE s’amuse à brouiller les pistes entre l’uniforme et le costume, entre le réel et le fantasmé. Ce n’est pas un hasard si la marque affectionne les allures de cérémonial : dans cette collection, chaque bouton, chaque galon semble rituel, comme si le vêtement pouvait, à lui seul, convoquer un monde disparu, celui des rêveurs magnifiques qui font de la route un royaume.

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Et parce que l’engagement n’est jamais un simple mot d’ordre, LA CAGE continue de conjuguer artisanat et exigence. Entièrement fabriqués en France, ces vêtements portent la signature d’un savoir-faire précis, là où la main de l’homme se devine dans la couture, la patine, le détail. Un vestiaire pensé comme un manifeste, entre hommage aux traditions et clin d’œil au cinéma des années 90 qui nourrit l’ADN de la marque.

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Déjà repéré au Festival de Hyères, LA CAGE poursuit sa route, de Paris à Montréal en passant par Philadelphie. Et si cette saison s’appelle The Lost Songs, on parierait volontiers que la maison, elle, sait exactement où elle va : là où l’imaginaire rencontre le tissu, et où l’errance se porte à même la peau.

Crédits : LA CAGE

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