Pour le printemps-été 2027, Louis Gabriel Nouchi glisse son vestiaire dans une zone étrange et magnétique, entre tailoring défait, sensualité contenue et imaginaire lynchien.

Chez Louis Gabriel Nouchi, le costume n’est jamais seulement un costume. Pour le printemps-été 2027, il devient un territoire instable, traversé par des personnages qui semblent sortir d’un rêve américain légèrement fissuré. La référence à Twin Peaks agit moins comme un décor que comme une atmosphère : une tension, un trouble, une façon de rendre le familier soudainement inquiétant.

Le tailoring reste le cœur de la collection, mais il est déplacé, ouvert, parfois presque désarmé. Les vestes à fines rayures se portent avec des proportions relâchées, des shorts façon boxer, des chemises ouvertes, des lunettes noires. La sensualité existe, mais elle n’a rien de démonstratif : elle avance par fragments, par gestes, par ce que le vêtement laisse deviner.

Ailleurs, les shorts mi-mollet rencontrent les bottines en cuir, les ceintures Harley-Davidson ajoutent une note d’Americana, tandis que les mailles usées viennent adoucir la rigueur du vestiaire. Avec ses contrastes entre autorité et abandon, netteté et trouble, LGN signe une collection où chaque silhouette semble porter un secret.

























