PRITRIKE : la frappe douce de la nature selon Ziggy Chen
PRITRIKE : la frappe douce de la nature selon Ziggy Chen. Voilà le nom intriguant et évocateur de la nouvelle collection Printemps/Été 2026 que le créateur a dévoilée à Paris, dans un murmure puissant qui semble remonter à l’origine des choses. PRITRIKE , contraction de Primai (primordial) et Strike (frappe), ne se contente pas de séduire l’œil : il raconte. Il dit l’énergie fondatrice de la nature, celle qui façonne et transforme, celle qui, comme la pluie fine et persistante du Jiangnan, s’infiltre doucement et régénère tout sur son passage.


Photographie : Sasha Mongin
Ici, pas de spectaculaire forcé ni d’effet tapageur. Ziggy Chen fait le choix de la lenteur, du geste maîtrisé, de la matière qui vit et respire. PRITRIKE se compose de vêtements doux et amples, des pièces confortables qui invitent à la liberté et à la spontanéité. Le lin, le chanvre, la soie et le coton forment la base de ce vestiaire organique. Certains tissus, bruts au départ, s’adoucissent au fil du travail de l’atelier et se parent parfois d’une discrète couche dorée, comme pour mieux refléter cette lumière intime qui traverse la collection. Le tout forme un équilibre subtil : l’instinct est là, mais guidé par un savoir-faire sartorial précis qui donne à ces silhouettes une justesse touchante.

Photographie : Sasha Mongin
La palette de PRITRIKE accompagne ce récit silencieux : un noir profond, presque originel, qui dialogue avec un blanc trouble, sali, écho aux murs détrempés et aux papiers peints fanés des maisons marquées par le temps. Entre ces deux pôles, un camaïeu de teintes minérales et végétales, inspirées par la patine des pierres érodées, le bois laqué écaillé, le béton battu par les intempéries. Rien de figé, tout évoque le passage du temps, la transformation des matières, l’histoire écrite en creux sur les surfaces.


Photographie : Sasha Mongin
Et que dire des imprimés, si ce n’est qu’ils semblent nés d’un accident heureux ? Ici, les gouttes de pluie deviennent pinceaux involontaires, déformant les lignes, brouillant les contours, créant des motifs comme des souvenirs laissés par l’eau sur les murs.

PRITRIKE propose ainsi un vestiaire à la fois intime et profond, une collection silencieuse mais vibrante, qui célèbre la nature dans ce qu’elle a de plus humble et de plus puissant : une énergie douce mais indomptable, comme un été à son apogée.


Crédits : Ziggy Chen et Sasha Mongin pour Salut les Garçons en exclusivité






