Saint Laurent SS26 : la nuit comme langage visuel

À l’heure où les campagnes se succèdent à un rythme effréné, certaines images s’imposent par leur silence, leur tension, leur manière d’habiter l’espace. Pour le Printemps 2026, Saint Laurent affirme une nouvelle fois sa singularité visuelle sous la direction d’Anthony Vaccarello.


Figure centrale de cette narration nocturne, Bella Hadid incarne une sensualité précise, jamais démonstrative. À ses côtés, Mark Eydelshteyn et Mubarak complètent un trio d’attitudes contrastées mais parfaitement alignées, toutes captées par l’objectif de Glen Luchford, architecte fidèle de l’imaginaire Saint Laurent.

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La photographie, volontairement argentique, joue sur le grain, l’ombre et la lumière. Chaque image semble extraite d’un film jamais tourné. Une intimité cinématographique s’installe, renforcée par des couleurs franches qui percent la pénombre, signature chromatique chère à la maison. Le vêtement n’illustre pas l’image : il la traverse.

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La collection Printemps 2026 prolonge ce langage avec des silhouettes affûtées, une sensualité contenue et une élégance qui refuse l’effet. Vaccarello poursuit son travail d’épure, affinant saison après saison une vision où le désir s’exprime dans la retenue, où la modernité dialogue avec une forme d’intemporalité presque insolente.

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Plus qu’une campagne, Saint Laurent propose un manifeste visuel. Une manière de rappeler que, même dans la saturation contemporaine, certaines images savent encore créer du manque et donc du désir.

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