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SLG +
Studio Studio Haut Nah
Concept et direction créative : SLG+ Studio Direction éditoriale : Sandro Accariès Images : création visuelle SLG+ Studio
Le corps part.
L’image demeure.MIRROR, MIRROR —
IS WHAT’S INSIDE REALLY OUTSIDE?
Mirror, Mirror — Is What’s Inside Really Outside? explore cette frontière fragile entre le corps vécu et l’image projetée. Une micro-capsule estivale pensée comme une succession de cinq mouvements, entre lumière, verre, eau et disparition.Le reflet ne dit pas toujours la vérité. Parfois, il nous offre simplement l’image dont nous avons besoin.
Face à une vitre, nous pensons encore regarder notre reflet. Pourtant, quelque chose d’autre apparaît : le ciel derrière nous, la pièce que nous venons de quitter, une ville suspendue sur notre visage. L’image ne nous restitue plus entièrement. Elle nous compose.
À l’époque des réseaux sociaux, nous ne nous contentons plus d’être regardés. Nous apprenons à anticiper le regard, à sélectionner ce qui mérite d’être montré et à écarter tout ce qui pourrait déranger la surface. Le reflet devient alors moins une preuve qu’une proposition : une version possible de soi, construite pour être regardée, désirée ou simplement supportée.The Confrontation
Le premier regard est frontal.
Derrière la vitre, le visage rencontre l’objectif, mais quelque chose s’interpose déjà. Le paysage se pose sur la peau. Le ciel traverse les yeux. L’intérieur et l’extérieur deviennent impossibles à séparer.
Le reflet ne double pas encore le corps. Il commence par le recouvrir.
Que regardons-nous réellement : un garçon, son image ou la perception que nous construisons de lui ?
The
Perfect Surface
Au bord de la piscine, le corps réel détourne légèrement le visage. Dans l’eau, son double paraît plus calme, plus harmonieux, presque mieux composé.
Cette perfection reste pourtant fragile. Une goutte, un geste ou un courant suffit à la défaire.
Comme les images que nous partageons, le reflet idéal ne survit qu’à condition que rien ne vienne troubler sa surface.
The
Curated Self
Au bord de la piscine, le corps réel détourne légèrement le visage. Dans l’eau, son double paraît plus calme, plus harmonieux, presque mieux composé.
Cette perfection reste pourtant fragile. Une goutte, un geste ou un courant suffit à la défaire.
Comme les images que nous partageons, le reflet idéal ne survit qu’à condition que rien ne vienne troubler sa surface.
What We Erase
Dans la salle de bains, la vapeur recouvre le miroir. Une petite zone seulement a été nettoyée. Un œil, une bouche ou une partie du visage réapparaît.
Tout le reste demeure flou.
L’image devient alors une forme d’effacement. Nous révélons ce que nous pouvons accepter de voir, tandis que le reste attend derrière la buée.
The
Reflection Remains
Le corps s’éloigne vers la terrasse. Il quitte peu à peu l’image.
Sur la vitre, pourtant, son visage demeure encore présent.
Peut-être est-ce cela, notre rapport contemporain aux images : nous traversons les lieux, les saisons et les moments, mais les représentations que nous avons produites continuent d’exister sans nous.
Elles restent visibles, partageables, disponibles.
ON SPRING BREAK
ON SPRING BREAK, a short story about the summers that shape us.Il existe des histoires qui commencent par un voyage. D’autres commencent par une saison. Celle-ci débute quelque part entre la fin d’un match et le commencement du reste de nos vies. Il y a un âge où l’amitié semble ne jamais pouvoir disparaître. Les journées se mesurent à la lumière du soleil, les traces de terre restent sur les vêtements jusqu’au lendemain, et demain paraît encore trop loin pour susciter la moindre inquiétude. On court parce que le corps en a envie. On rit parce que l’on croit encore que rien ne pourra briser ce qui nous unit.
Le terrain de Lacross devient alors bien plus qu’un espace de jeu. Il devient un lieu où l’on apprend sans le savoir à devenir soi-même. Chaque victoire, chaque défaite, chaque silence après le coup de sifflet participe discrètement à construire celui que nous serons.
Personne ne nous prévient que ces après-midi ordinaires deviendront un jour des souvenirs. Une conversation sur le bord du terrain. Un regard échangé. Une marche silencieuse après le match. Ce sont souvent ces instants qui demeurent.
On Spring Break n’est pas une histoire de sport. C’est une histoire de fraternité. Une histoire de jeunesse, avant les certitudes. Une histoire de ce moment fragile où l’on ne sait pas encore qui l’on deviendra.
Photographié par l’équipe SLG+ Studio comme le souvenir d’un été américain idéalisé, cet éditorial convoque une mémoire qui n’est peut-être jamais réellement arrivée, mais qui nous semble pourtant familière.
Les maillots couverts de terre, la lumière chaude, la poussière, les éclats de rire et les silences deviennent les symboles d’une construction commune : celle de l’identité, façonnée par les autres autant que par soi-même.
Chaque génération invente ses propres rituels. Certaines laissent derrière elles des trophées. D’autres laissent des souvenirs.
Creative Direction
Sandro Accariès
Photography
SLG+ Studio
Styling
SLG+ Studio
Fashion Editor
Sandro Accariès
Creative Production
SLG+ Studio