BOSS et Ligne Roset réinterprètent le Togo : une vision du luxe contemporain entre tailoring, design et art de vivre. Il y a des objets qui n’ont plus besoin d’être redessinés. Seulement déplacés. Le fauteuil Togo de Ligne Roset fait partie de ceux-là. Depuis 1973, il incarne une forme de radicalité douce sans structure rigide, entièrement en mousse, presque informe dans sa liberté. Une pièce qui a déjà tout dit.
Avec BOSS, il ne s’agit donc pas de réinventer, mais de traduire.

Cette collaboration entre la marque allemande de tailoring et lifestyle et Ligne Roset introduit un glissement subtil : celui du vêtement vers l’espace.
Deux textures : cuir et textile. Deux tonalités. Une même intention : appliquer les codes du tailoring à une expérience d’assise.
Les surpiqûres contrastées, signatures du vestiaire BOSS, deviennent ici structure. Le mélange des matières devient tension, et le confort, une forme de précision. Ce n’est plus un fauteuil. C’est presque un costume que l’on habite.

Au-delà de l’objet, cette rencontre raconte autre chose : une extension naturelle du territoire de la mode. Aujourd’hui, les marques ne cherchent plus seulement à habiller le corps, mais à structurer un mode de vie.

Avec ce Togo, BOSS s’inscrit dans une logique de well living — un luxe plus silencieux, plus intérieur, où l’expérience remplace la démonstration.

Le geste est cohérent : le tailoring devient environnement, le vêtement devient espace, l’identité devient atmosphère.
Pour les lecteurs SLG+, cela touche à quelque chose de plus profond : une manière de penser la masculinité contemporaine non plus comme une posture, mais comme un cadre de vie.

Le Togo a toujours été une invitation à la détente.
Dans cette version, il devient aussi une invitation à rester.
Pensé pour la conversation, pour l’échange, pour le temps long, il s’inscrit dans des espaces où l’on ne fait pas que passer où l’on habite réellement.


La collaboration a été présentée au Palais de Tokyo, puis lors de la 5VIE Design Week à Milan, dans des installations immersives où le fauteuil devenait point de gravité : on s’assoit, on ralentit, on écoute. Une playlist, un DJ set, parfois simplement une conversation.
Mais surtout, un rythme.


Autour du fauteuil, BOSS déploie une série d’objets comme une extension de son vestiaire : coussins jacquard, plaid, accessoires, pièces de la collection Printemps/Été 2026. Le sac Madison, les sneakers Gary, tous reprennent ce dialogue cuir-textile.
Ce n’est pas du merchandising. C’est une continuité.

Ce type de collaboration marque une bascule claire : la mode ne se contente plus de raconter des histoires — elle crée des environnements où ces histoires peuvent exister.
Le Togo par BOSS n’est pas une pièce iconique revisitée.
C’est une tentative de répondre à une question plus contemporaine : comment vit-on aujourd’hui avec style ?
