Ojai et Alento : deux parfums pour une rentrée en lumière
Alors que l’été commence à se retirer, L’OBJET en retient deux sensations : la lumière dorée d’un paysage californien et la chaleur plus secrète d’un souffle retrouvé. Imaginés avec la parfumeuse Cécile Zarokian, Ojai et Alento racontent deux façons d’entrer dans une nouvelle saison.
Avec Ojai et Alento, L’OBJET envisage la rentrée comme un passage plutôt que comme une rupture : un moment suspendu entre la lumière encore présente sur la peau et le désir de revenir doucement à soi.
Pour écrire ce nouveau chapitre olfactif, le fondateur et directeur artistique de la maison, Elad Yifrach, a choisi de collaborer avec Cécile Zarokian. De leur dialogue sont nées deux eaux de parfum complémentaires, mais parfaitement autonomes. Deux caractères reliés par une même Californie, solaire et spirituelle, tangible et presque irréelle.
Ojai, retenir la lumière
Inspiré par la Vallée de la Lune en Californie, Ojai semble avoir capturé l’heure où le soleil descend sans encore disparaître. Celle où les paysages prennent des teintes orangées et où la chaleur devient plus douce, presque silencieuse.
La mangue en constitue le premier éclat. Mûre, charnue, traversée d’une nuance verte, elle ne cherche pas ici l’exubérance tropicale : elle devient une matière lumineuse, réveillée par la bergamote. Le safran et la rose bulgare installent ensuite une chaleur plus profonde, avant que le patchouli et l’encens ne ramènent la composition vers la terre.
En fond, la vanille prolonge cette sensation enveloppante. Ojai reste solaire, mais sa lumière possède déjà quelque chose de mélancolique — comme les derniers jours d’un été que l’on voudrait retenir encore un peu.
Alento, retrouver son souffle
Alento se tient dans un espace plus intime. Son nom, commun au portugais et à l’espagnol, évoque à la fois le souffle, l’élan, l’encouragement et cette énergie discrète qui revient après un instant d’arrêt.
Le parfum s’ouvre sur une orange juteuse, éclairée par des aldéhydes pétillants. La fleur d’oranger apparaît ensuite dans une composition florale fraîche, avant de laisser place à une présence plus charnelle : l’ambre gris, les muscs blancs, les lactones et la vanille se rapprochent progressivement de la peau.
Alento ne décrit pas tant un paysage qu’une sensation. Celle d’une inspiration profonde entre deux mouvements, lorsque le temps ralentit et que le corps retrouve son propre rythme. Doux sans être fragile, sensuel sans être démonstratif, il demeure comme une présence calme.
Deux mouvements pour septembre
Ojai regarde encore vers l’extérieur ; Alento invite au retour intérieur. Le premier conserve la chaleur du paysage, le second celle du corps. Ensemble, ils composent une transition particulièrement juste pour la rentrée : non pas recommencer brusquement, mais emporter avec soi quelque chose de la saison qui s’achève.
Après Yann Vasnier et Jean-Claude Ellena, Cécile Zarokian rejoint ainsi la famille de parfumeurs invités par L’OBJET à faire évoluer son univers olfactif. Elle y apporte une écriture expressive, texturée et discrètement puissante.
Ojai et Alento sont désormais disponibles en exclusivité à la boutique L’OBJET Paris et sur eu.l-objet.com.