Sounds Like Paulin Sessions : une maison au diapason de son époque

À Paris, la Paulin House fait dialoguer les formes de Pierre Paulin avec la création musicale contemporaine. Entre performances inédites et portraits réalisés par STILLZ avec la Polaroid Foundation, Sounds Like Paulin dessine les contours d’une communauté qui se rencontre autant par le son que par l’image.

Un lieu peut changer notre manière d’être ensemble. La courbe d’une assise, la distance entre les corps, la possibilité de s’installer plutôt que de rester debout : le design donne discrètement le ton d’une rencontre. À la Paulin House, à Paris, cette relation entre l’espace et ceux qui l’habitent devient le point de départ de Sounds Like Paulin Sessions.

À la fois label culturel, studio d’enregistrement et espace d’écoute immersif, Sounds Like Paulin prolonge l’esprit expérimental de l’univers de Pierre Paulin. Une nouvelle étape s’ouvre en octobre 2026 avec le lancement annoncé d’une chaîne YouTube consacrée à des performances musicales exclusives et à des rencontres créatives, filmées et enregistrées au sein de la maison.

Le mobilier y prend une place active. Ses formes accueillent les artistes, accompagnent le temps passé ensemble et composent un environnement où écrire, produire et jouer. Le design se vit, au rythme de ceux qui viennent l’habiter.

Plusieurs scènes, un même espace

Les Sessions réunissent talents émergents et figures établies, entre rap, musique classique, jazz, électronique et pratiques expérimentales. Leur intérêt tient à cette proximité : que peut-il se produire lorsque des sensibilités qui se croisent rarement prennent place dans la même pièce ?

Parmi les rencontres annoncées, Eartheater retrouve son collaborateur de longue date Sega Bodega et les frères Tixier, issus de la scène jazz française. Ensemble, ils interpréteront « Paradise Rains », extrait de Heavenly Body. Une rencontre qui donne une forme concrète à l’ambition du projet : laisser différentes écritures musicales se découvrir un terrain commun.

MORA

La programmation de cette première saison poursuit cette ouverture avec, entre autres, Mora, le Quatuor Zaïde, Eddy de Pretto, Ibeyi, NSDOS accompagné de Theo Croker, ou encore François & The Atlas Mountains. La maison devient ainsi un point de contact entre plusieurs générations et plusieurs manières de faire de la musique.

À une époque où l’on découvre souvent les artistes à travers des fils d’actualité et des catégories bien distinctes, ce cadre partagé invite à regarder autrement. À prêter attention à ce qui entoure une performance : les présences, l’écoute, les échanges qui rendent une rencontre possible.

STILLZ et Polaroid, les visages d’une communauté

En parallèle des Sessions, un projet photographique donne une mémoire tangible à cette communauté créative.

En juin 2026, Sounds Like Paulin a accueilli la Polaroid Foundation et le photographe et réalisateur STILLZ autour d’un appareil exceptionnel : le Polaroid 20×24. Créée en 1976, cette chambre photographique grand format a notamment été utilisée par Andy Warhol, Ansel Adams et Chuck Close.

QUAVO

Pendant plusieurs jours, la Paulin House s’est transformée en studio. Plus de 250 personnalités venues de la musique, de la mode, du cinéma et de la création contemporaine se sont succédé devant l’objectif de STILLZ, chaque portrait donnant naissance à un Polaroid grand format unique.

TAHAR RAHIM

Future, Quavo, Mora, Bizarrap ou Tahar Rahim figurent parmi les visages de la série. Réunis, ils composent un portrait collectif dont les liens traversent les disciplines.

FUTURE

Ces photographies racontent aussi quelque chose du style. Une paire de lunettes, un bijou, une casquette, un col ouvert : dans le cadre resserré du portrait, les détails prennent de l’importance. Les vêtements et les accessoires participent à l’image de soi, au même titre qu’une expression ou qu’une façon de tenir la tête.

BIZARRAP

Les bordures visibles, les marques et les irrégularités des tirages donnent à ces présences une dimension matérielle. Chaque visage s’inscrit dans un objet, avec sa surface et ses particularités. La photographie conserve alors autant une apparence que la trace d’un instant partagé.

Un héritage qui se vit au présent

Les deux projets explorent la même maison selon des rythmes différents. Les Sessions ouvrent un espace à la performance et à la collaboration. Les portraits retiennent des moments individuels au sein d’un rassemblement plus vaste.

SHECK WES

Ensemble, ils proposent une manière de transmettre l’héritage de Pierre Paulin par l’usage. Ses créations entrent dans les gestes d’une communauté contemporaine : s’asseoir, écouter, attendre, échanger, créer ensemble.

C’est là que le projet résonne avec le regard de SLG+. La mode appartient aussi à cette culture des lieux que l’on fréquente, des personnes que l’on rencontre et des signes par lesquels on se raconte. À la Paulin House, ces affinités prennent forme. Avec les Sessions, elles trouvent leur son.

Retrouvez l’univers du projet sur la chaîne YouTube Sounds Like Paulin.

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