Magliano FW26 — Unplugged : le souffle avant les mots

Un sifflement.
Un appel qui traverse le corps, un son volontairement brut, presque insolent.
Cette respiration, analogue et unplugged, ouvre Magliano FW26 et donne le ton d’un défilé pensé comme un petit concert rêvé, fait d’air, de souffle et d’émotions.

Car pour Magliano, un vêtement n’existe jamais seul.
Il a besoin de l’atmosphère qui l’entoure : du brouillard, et du souffle, de la nuit qui l’accompagne.
Ce son sans mots devient alors une manière d’exprimer quelque chose d’intime qui résonne pourtant collectivement.

J’aime : l’élégance de la provincia, des bords, des périphéries.


Magliano, l’élégance de la provincia : entre marges et poésie
La collection revient à ce que Magliano aime :
l’élégance de la provincia, des bords, des périphéries.
Une esthétique née de l’urgence, de la débrouille, de la nécessité et qui, paradoxalement, devient lyrique.
FW26 ressemble ainsi à une anthologie :
des codes familiers de la maison réapparaissent, mais réinterprétés avec une légèreté presque musicale.

Les manteaux sont traversés d’organza et d’écharpes vaporeuses, comme enveloppés de brume.
Une image douce, presque cinématographique. La fameuse taxi jacket revient aussi, pensée pour ceux qui traînent dehors quand la nuit se refroidit.
Les pantalons se tordent, serrent, se rebellent comme s’ils défiaient celui qui les porte. Autour de la taille, ceintures et fragments sartoriaux deviennent des reliques, des morceaux de vêtements qui résistent au chaos intérieur.
Le tartan, très folk, recouvre des silhouettes comme une cape héroïque. Le polyester tropical, travaillé pour imiter le shearling, crée des surfaces étrangement organiques. Tout joue avec le faux, le vrai, le naturel, le rêvé.
Des motifs imprimés sur soie comme des cristaux, des trousseaux de clés évoquant deux besoins opposés :
le désir de précieux et le besoin de refuge. Deux extrêmes qui résument parfaitement l’univers Magliano.
Les matières favorites de la saison : Shetland, Harris tweed, mohair, utilisés sur des tailleurs nineties ou des twin-sets colorés. Un luxe moins sage, plus vivant.
La collection se referme en adressant un clin d’œil à Paris. Cette ville de barricades et de baisers, toujours prête à accueillir les histoires, les nuits et les respirations qui avancent à contre-courant.






