Canada Goose se choisit enfin un premier directeur artistique. Et pas n’importe lequel : Haider Ackermann, le poète discret du vestiaire androgyne, tailleur des âmes inclassables, maître des coupes qui glissent entre les genres et les saisons.
Depuis toujours, la maison canadienne se targuait de performance technique et d’authenticité grand nord. La voilà qui flirte désormais avec la haute création. En mai dernier, Canada Goose laissait carte blanche à Ackermann, l’invitant à fouiller dans soixante-dix ans d’archives. Résultat : une capsule Snow Goose tout sauf sage, où la fonctionnalité glisse vers la sensualité, où la doudoune s’affole, se décale, se fait presque rêve.

Photographiée par Willy Vanderperre, cette collection s’incarne dans une bande de nomades à l’élégance trouble — torses nus sous la parka, Violet Eclipse Tempest Shorts flottant dans l’air, fiévreux d’hiver qui frôle déjà l’été. Renaissance italienne, poésie new wave et désinvolture MDNA : on est à mi-chemin entre une prière païenne et un casting pour un clip de Madonna période Girl Gone Wild.

« Entends-tu les oiseaux ? Embrasse le silence. Retrouve-moi là où poussent les fleurs sauvages. » glisse la campagne — comme une invitation à la fuite, à la dérive douce dans un désert.

Avec Haider Ackermann, Canada Goose ose le pas de côté : celui du luxe conscient, du vêtement rituel, de l’aventure intérieure plus que de l’expédition arctique. Un frisson d’hiver qui finit en vertige d’été.

La capsule Snow Goose est déjà disponible. Oubliez la boussole. Suivez l’instinct.
Crédits photo : Haider Ackermann (Designer), Willy Vanderperre (Photographe), Lina Kutsovskaya (Directrice de la création), Jay Massacret (Rédacteur mode / Styliste), Louis Ghewy (Coiffeur), Karin Westerlund (Maquilleuse), Piotr Chamier (Directeur de casting)

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