Kimono Paris : l’art du bistrot japonais réinventé

Il y a, à l’angle de la rue du Cherche-Midi, une adresse qui semble avoir traversé le temps comme un ruban de soie oublié par les artistes des Années Folles. Kimono : un lieu qui murmure Montparnasse, Foujita, les nuits chaudes où l’on célébrait l’amitié entre Paris et Tokyo.


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Ce nouveau bistrot japonais imaginé par les sœurs Vaconsin, un écrin qui flotte entre mémoire et modernité, entre chaleur et précision.

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Un voyage qui commence dès l’entrée, où les murs décapés révèlent des briques anciennes comme des vestiges tendres du quartier. 

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On y glisse comme dans une parenthèse. Les lumières rouges du plafond diffusent une chaleur enveloppante. Le comptoir en carreaux colorés, douze places seulement, invite autant à la confidence qu’à la contemplation.

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Ici, chaque bol, chaque assiette, chaque geste participe à une même proposition : manger comme on raconte une histoire.

Kimono ne se contente pas de servir des plats : il invente ses propres textures. La création maison s’appelle Futosoba, une nouille unique, généreuse et rebondie, née du désir de marcher exactement sur la ligne ténue entre l’udon et la soba, travaillée à la farine de sarrasin et au sarrasin torréfié, dont la mâche “accroche la sauce” avec une sensualité rare.

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Les sœurs Vaconsin ont fait fabriquer un véritable moulin japonais, deux pierres cylindriques qui se frottent l’une à l’autre comme un souffle ancien. Et le chef Masahiro Moriya façonne la pâte avec une machine à udon venue du Japon, où les plaques reproduisent le pétrissage traditionnel… avec les pieds.

Servie froide, chaude, en bouillon, en salade ou en immersion dans un kake parfumé, la Futosoba porte en elle l’esprit de Kimono : la simplicité élevée au rang d’émotion.


À propos du Chef Masahiro Moriya 

Derrière Kimono, il y a l’ombre douce et assurée d’un chef japonais venu en France en 2013 : Masahiro Moriya.
Un homme qui a appris la rigueur dans les cuisines étoilées comme le Quintessence à Tokyo, Auguste et Le Gabriel à Paris avant d’atterrir dans l’univers libre et curieux des sœurs Vaconsin. Le chef cuisine comme on médite. Ses gestes semblent chercher un silence intérieur.

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Chez lui, un chawanmushi devient caresse, un porc braisé gagne un éclat inattendu, un vitello tonnato au wasabi ose l’Italie dans un format japonais rajoute une “touche ludique” chère à la maison. 


Pour une première expérience, on vous propose d’essayer le dîner, un moment auquel on laisse Paris derrière soi. Kimono, c’est entrer dans un lieu où l’on mange bien, lentement, où l’on découvre des izakayas comme on tournerait les pages d’un carnet de voyage.

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Pourquoi il faut y aller ? Parce que l’on y retrouve ce que l’on cherche tous : un peu de chaleur, un peu de poésie, un peu d’ailleurs dans nos soirs pressés. Et parce que la Futosoba, simplement, vaut le voyage. 

Kimono n’est pas un restaurant.
C’est une scène.
Un fragment d’ailleurs.
Une salle à manger qui respire comme un théâtre intime.


Infos pratiques
66 rue du Cherche-Midi, Paris 6
Du mardi au vendredi : 12h–14h30 / 19h–22h30
Samedi : 12h–15h / 19h–23h
Réservations : 01 42 22 32 15
kimono-paris.com
Métros : Vaneau (10) · Saint-Placide (4) · Rennes (12)

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