Avant les rôles principaux, avant la visibilité internationale, il y a eu une voix, un piano et une curiosité presque instinctive pour l’expression. De la musique au cinéma, Michelangelo Vizzini construit un langage fait de discipline, de sensibilité et d’observation. À l’heure où une nouvelle génération d’artistes apprend à naviguer entre exposition et intériorité, cette conversation explore ce qui reste, les traces invisibles, les rituels silencieux et l’architecture intime qui façonnent un artiste en devenir.

Bien avant d’apparaître à l’écran — de ses premiers rôles dans la télévision italienne jusqu’à ses prochains rôles principaux dans Creatives pour Amazon Prime Italie et dans le film Love Me, Love Me produit par Amazon/MGM — il construisait déjà un langage fait de voix, de discipline et d’observation émotionnelle.
Ce qui nous frappe n’est pas la chronologie de son parcours, mais sa cohérence. Un enfant qui commence le chant et le piano à neuf ans, un adolescent façonné par le théâtre, et aujourd’hui un jeune adulte qui apprend à naviguer entre intériorité et visibilité.

À un moment où SLG explore les vestiges — ce qui demeure, ce qui se transforme, ce qui finit par devenir identité — Michelangelo incarne une génération qui apprend à trouver sa place dans le monde sans perdre sa douceur.

Entre musique et cinéma, entre l’exposition de la pop et l’intimité du jeu d’acteur, son parcours soulève des questions essentielles sur la construction de soi, la vulnérabilité et les rituels silencieux qui permettent à un talent de durer. Cette conversation dépasse les titres, les genres et l’étiquette de « talent émergent ». Elle observe l’architecture intérieure de ce que signifie devenir artiste.

En conversation avec Michelangelo Vizzini
SLG+ : Quelle est votre citation ou phrase préférée ?
Le jeune garçon que vous étiez serait-il fier de la personne que vous êtes devenu aujourd’hui ?
SLG+ : Vous avez commencé à chanter, à jouer du piano et à étudier le théâtre à neuf ans. Quand vous regardez en arrière, que reste-t-il de cette première version de vous-même ? Quels sont les vestiges qui vous guident encore aujourd’hui ?
MV : Ce qui reste, c’est la curiosité et l’instinct de m’exprimer. J’ai commencé presque comme un jeu, mais cette même sincérité continue de me guider aujourd’hui.

SLG+ : Vous naviguez entre la musique et le jeu d’acteur avec la même intensité. Ces deux pratiques façonnent-elles des facettes différentes de votre identité ou viennent-elles de la même source émotionnelle ?
MV : Elles viennent du même endroit émotionnel. La musique et le jeu d’acteur sont simplement deux manières différentes de raconter la même vérité.
SLG+ : Votre single révélateur In due a lottare parlait d’amour et de résilience, mais aussi de fragilité. En tant qu’acteur et chanteur, quel rôle joue la vulnérabilité dans votre travail ? Est-ce quelque chose que vous protégez ou que vous offrez ?
MV : La vulnérabilité est essentielle. Je pense que c’est quelque chose que l’on protège dans sa vie personnelle, mais aussi quelque chose que l’on offre lorsque l’on crée.

SLG+: Jouer un rôle implique souvent de rouvrir des émotions passées. Comment trouvez-vous l’équilibre entre vos propres souvenirs et la vie émotionnelle des personnages que vous incarnez ?
MV : J’apporte toujours une part de moi-même et de mes expériences dans ce que je fais. Quand j’interprète un personnage, j’essaie de raconter son histoire tout en y plaçant ma propre vie et mes émotions.
SLG+ : Vous entrez aujourd’hui dans une scène plus internationale avec des rôles principaux dans Creatives et Love Me, Love Me. Que signifie pour vous cette expansion à ce moment précis : ambition, risque ou réinvention ?
MV : Un peu des trois. Mais avant tout, cela ressemble à une étape naturelle et à une opportunité de continuer à grandir. Je suis très reconnaissant pour ces opportunités et pour les personnes que j’ai rencontrées sur le chemin.
SLG+ : Vous continuez à vous former intensivement avec des coachs et des ateliers. À quoi ressemble la discipline pour vous aujourd’hui ? Existe-t-il un rituel ou une méthode qui vous ancre avant d’entrer dans un rôle ou dans un studio ?
MV : La discipline signifie rester toujours ouvert à l’apprentissage. Avant de travailler, j’essaie de rester présent, d’écouter mon corps, de me rappeler pourquoi j’ai commencé et de me reconnecter à l’enthousiasme qui nourrit mon désir de faire ce métier.

SLG+ : Vous avez grandi dans une génération façonnée par l’attention numérique, où la visibilité peut arriver soudainement. Comment maintenir de la profondeur et une intention artistique dans un monde qui récompense davantage la vitesse que l’introspection ?
MV : Les réseaux sociaux sont évidemment une arme à double tranchant, et il est important de bien séparer ces deux mondes, sinon on risque de perdre de la substance dans les deux. La profondeur artistique reste vivante lorsque l’on reste connecté à ses valeurs, à sa sincérité et au désir de vraiment dire quelque chose.
SLG+ : À ce moment charnière entre jeunesse et maturité, entre musique et cinéma, entre visibilité et introspection, que souhaitez-vous qu’il reste de vous en tant qu’artiste dans dix ans ? Quelle trace aimeriez-vous laisser ?
MV : J’espère que les gens se souviendront de l’honnêteté dans ce que j’ai fait. Plus que le succès, j’aimerais laisser des histoires qui semblaient vraies et significatives.
Team : PHOTOGRAPHER: Simone Paccini • STYLIST: TinyIdols • GROOMING: Lucia Orazi • TALENT: Michelangelo Vizzini • PUBLICIST: MPunto Comunicazione • MANAGEMENT: Alex Pacifico Management
