Valentino explore l’intimité avec Alessandro Michele
Valentino, sous l’impulsion créative d’Alessandro Michele, ne cesse de nous surprendre et de nous emmener dans des lieux extraordinaires. Lors de sa dernière présentation, la maison a convié ses invités à plonger dans un Méta-Théâtre des Intimités, afin de questionner le concept même de ce qu’est l’intimité et d’oser s’assumer pour être soi.
Considérée comme quelque chose de personnel, l’intimité est souvent vue comme un refuge, une protection face à la société. Un lieu dans lequel nous avons tendance à nous replier lorsque les choses ne vont pas bien. Mais avec sa collection SS25, Valentino replace cette notion au centre du débat en éclatant nos certitudes. Et si, au fond, l’intimité n’était pas quelque chose de personnel, mais de commun ? Une illusion rassurante dans laquelle nous pensons pouvoir être nous-mêmes.


Cette recherche du “moi véritable” est redéfinie par Alessandro Michele. Une personne peut incarner un kaléidoscope de rôles et de facettes. Elle peut s’amuser avec l’image qu’elle souhaite renvoyer, en s’habillant de telle ou telle manière. L’intimité devient alors une mise en scène publique, un théâtre dans lequel nous sommes tous en représentation, adaptant notre image selon notre humeur ou selon le groupe social avec lequel nous interagissons, avec nos contradictions et nos métamorphoses en toile de fond.


Les écrits de Wittgenstein ou encore de Valéry résonnent avec cette pensée. Ils ont suggéré que la “profondeur” pouvait n’être qu’une superposition de surfaces, à l’image des rôles que nous accumulons au fil du temps. Notre façon d’interagir, de parler, de bouger exprime déjà qui nous sommes. Il n’est donc pas nécessaire de se cacher derrière des murs.


Pour illustrer cette réflexion, le directeur artistique de Valentino a proposé une immersion dans… des toilettes publiques. Un lieu à la fois intime et collectif, privé et exposé, où les frontières s’estompent. Cet espace devient un moment de liberté, hors du regard social, où l’on peut être soi sans jugement.


L’intimité devient alors une expérience vivante et mouvante, qui s’adapte, se transforme, et permet d’exister en plusieurs dimensions, sans avoir à choisir entre authenticité et apparence.
© Valentino






