Egonlab FW26 Lazarus : rébellion, renaissance, identité
Chez Egonlab, la mode n’est jamais simple surface. Pour FW26, la maison dévoile Lazarus, un manifeste matérialisé en silhouettes. Une collection qui parle de résistance, de renaissance, et de ce refus vital qui précède toujours la transformation.

Le show s’ouvre sur la voix de Jameela Jamil. Un texte parlé, frontal, qui replace l’obscurité là où elle devrait être : un refuge, non un danger. Ses mots évoquent les rêves brisés, l’épuisement créatif, les risques qui blessent, et ce monde qui détruit l’imagination au nom de l’efficacité.

Le véritable danger, dit-elle, ne se cache pas : il circule à ciel ouvert, dans les structures mêmes qui transforment le silence en norme. Dans ce paysage contemporain obsédé par la productivité, Lazarus pose une question : Que reste-t-il pour la dissidence, la vulnérabilité, et la créativité qui dérange ?

Egonlab répond par un geste de réveil non une rupture, mais un retour. Un re-enchantement. Une réaffirmation.
La maison revient à ses fondations pour affirmer un langage plus tranchant, plus entier, plus fidèle à son origine. Le noir est central, mais multiple. Il s’épaissit, se froisse, se froisse encore, s’étire, se froisse comme des souvenirs qui reviennent.

Des imprimés qui semblent écrasés, des surfaces plissées, des jerseys fluides, des laines denses créent un paysage de profondeurs sans jamais sombrer dans la monotonie.

Les coupes précises sont interrompues par des impressions trompe-l’œil, des bords asymétriques, des ruptures volontaires. Les vêtements semblent en transition, pris dans un moment où ils deviennent autre chose sans avoir encore terminé le mouvement.

Épaules élargies, proportions étirées, tailoring déstabilisé et surfaces en patchwork qui dialoguent en un seul vêtement. Le corps porte des silhouettes qui résistent à la clôture. Rien n’est figé. Tout est en mutation.

Certaines silhouettes introduisent des plumes, un entre-deux entre couture et codes urbains. Un métissage assumé, poétique, radical.

À travers les silhouettes, on sent un atelier en mouvement, une réflexion sur ce que signifie créer dans un monde où la déviation inquiète et où la sensibilité dérange. Egonlab insiste : la mode peut être un espace de résistance. Un terrain où l’on questionne, où l’on s’expose, où l’on refuse les compromis.


Une collection, deux collaborations : amour, communauté et craft
EGONLAB x Tinder — “Love Will Not Tear Us Apart”
Une capsule hybride faite de T-shirts grunge, hoodies déconstruits, une bague cœur pensée comme une alliance, et une pièce couture en tartan et plumes réalisée dans les ateliers Maison Février. 30 % des profits soutiennent Safe Place, association féministe active depuis 2018.

EGONLAB x Converse
Une Chuck Taylor intégralement tissée à la main, réinventée par le geste et la texture — un objet familier transformé par la patience, le craft, la main humaine.







