Depuis l’ère Tom Ford, Gucci a connu plusieurs transformations sous différents directeurs artistiques. Certains ont su saisir l’essence de la maison italienne, tandis que d’autres ont pris des directions plus controversées. La nomination de Demna en 2025 relance le débat : évolution brillante ou perte d’identité ?
Lorsque Tom Ford prend les rênes de la direction artistique en 1994, Gucci est une marque en crise. Il révolutionne alors Gucci avec une sensualité audacieuse et un minimalisme provocant, transformant la maison en une marque de luxe incontournable, influençant durablement l’industrie de la mode.

Après le départ de Tom Ford, Frida Giannini adopte une approche plus classique, mettant en avant l’héritage artisanal de Gucci et s’éloignant du style provocateur de son prédécesseur, entraînant un essoufflement créatif.

Avec Alessandro Michele, Gucci connaît une révolution stylistique. Il impose un style baroque, éclectique et androgynique, combinant des influences vintages avec une esthétique résolument maximaliste. Michele a transformé Gucci en phénomène culturel et commercial.

Nommé après le départ de Michele, Sabato De Sarno prône un retour à une élégance plus sobre et épurée, un virage censé reconquérir une clientèle plus classique. Mais son approche fut peu convaincante.

Avant son arrivée chez Gucci, Demna a redéfini Balenciaga avec une approche radicale, mélangeant le streetwear, l’ironie et la provocation. Il a transformé la maison en une référence culturelle avec des pièces inspirées du quotidien, des défilés dystopiques et un goût prononcé pour l’exagération.



Son passé controversé et son esthétique conceptuelle s’éloignent de l’ADN glamour de Gucci. Avec Demna, Kering fait un choix audacieux, qui pourrait soit marquer une nouvelle ère brillante, soit entraîner une perte d’identité.

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