Ouest Paris projette son propre film. Un rêve d’Amérique réinventée, où les archétypes masculins sont passés à la moulinette de l’ironie et du tailoring ultra-construit. Pour SS26, Arthur Robert regarde les étoiles – direction Houston, fin des sixties.



Ce n’est pas la conquête spatiale qui l’intéresse, mais plutôt les à-côtés : les bureaux feutrés, les ingénieurs en costume, les réunions en salle de briefing, les zips métalliques qui claquent sur des combinaisons en nylon argenté. Une élégance rigide, presque geek, traversée de westerns urbains et de désirs mutants.



La silhouette s’affirme dans un clash d’univers : vestes croisées d’inspiration cowboy, pantalons d’ingénieurs de la NASA, costumes sixties à rayures millimétrées, matières futuristes et accents fetish en cuir bien tanné.



Le fantasme masculin se décline en galerie d’identités : businessman, cow-boy, astronaute, nerd sous contrôle – tous revisités avec un regard queer, fluide, légèrement narquois.



Deux silhouettes féminines glissent dans le casting comme des contrepoints subtils – preuve que chez Ouest Paris, le genre est un point de départ, jamais une destination. La virilité y est un terrain de jeu, à explorer, détourner, exagérer, adorer.



Porté par le soutien du Ministère de la Culture et de Dr. Martens, ce show réaffirme la ligne de la maison : un vestiaire engagé, affûté, et joyeusement irrévérencieux. Cowboy de bureau ou astronaute de quartier ? Faites vos jeux.






