Sasha Mongin à la BnF : Le mourant qui ne mourait pas 

Sasha Mongin transforme une histoire familiale, traversée par l’affaire du sang contaminé, en récit visuel avec Le mourant qui ne mourait pas, entre mémoire, peurs d’enfant et scènes à la lisière du rêve.


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Lauréate de la Bourse du Talent 2025, elle présente ce travail à la Bibliothèque nationale de France du 16 décembre 2025 au 29 mars 2026, dans l’exposition La photographie à tout prix. À partir de juin 2026, son œuvre s’invite également en plein air aux Mesnographies.

Le mourant qui ne mourait pas : une enfance avec la mort en toile de fond

Sasha Mongin est photographe et réalisatrice. Sa caméra sait regarder là où, d’ordinaire, on détourne les yeux : l’intime, la fragilité, les silences qui collent aux familles comme une seconde peau.

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Au cœur de Le mourant qui ne mourait pas, une phrase et tout vacille : son père a été contaminé par le VIH lors d’une transfusion sanguine en 1982, après une opération du cœur.

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Enfant, elle grandit avec une conviction impossible à déposer : “il va mourir”. Les médecins parlaient de mois. Les mois se sont trompés. La certitude, elle, est restée.

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Les images naissent de cette tension. Certaines scènes sont métaphoriques, comme des contes noirs qu’on se raconte pour survivre.

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D’autres sont frontales, ancrées dans une réalité brute. Toutes portent la signature Mongin : un monde onirique, parfois fantastique, qui n’adoucit rien mais, rend visible ce qui, autrement, resterait enfermé.

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La série a déjà trouvé des échos forts : présentée au Festival InCadaqués en 2024 (où elle remporte le Premi Fotografia Femenina), puis à Arles en 2025 dans le OFF. À la BnF, elle change d’échelle sans perdre son battement de cœur.

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Elle s’inscrit dans La photographie à tout prix, une exposition qui réunit les lauréats de quatre distinctions majeuresde la photographie : un panorama de regards contemporains, où la forme et la nécessité se rencontrent.

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À Paris, Sasha Mongin construit une pratique qui glisse entre photographie, vidéo et projets éditoriaux. Son travail explore une question simple, vertigineuse : comment l’image peut-elle raconter l’intime sans le trahir ? Comment faire cohabiter la réalité et une part de fiction, non pour inventer, mais pour dire autrement ?

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Prochaine étape : Les Mesnographies, la photo à ciel ouvert. À partir de juin 2026, le travail de Sasha Mongin investira le Festival Les Mesnographies, premier festival de photographie contemporaine en plein air dans les Yvelines. Une autre manière de rencontrer ces images : dehors, au grand jour, là où les histoires n’ont plus d’endroit pour se cacher.


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Informations Pratiques :

La photographie à tout prix – Le mourant qui ne mourait pas

Exposition – Bibliothèque nationale de France (BnF) – Du 16 décembre 2025 au 29 mars 2026

Festival – Les Mesnographies (Yvelines) – Du 6 juin au 19 juillet 2026

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